lettre au médiateur de l'énergie... et sa réponse

               Lettre au médiateur de l'énergie  Régine MARY

 

Cher Monsieur Gaubert,

Vous nous avez aimablement reçus, pour nous rassurer sur la pose des compteurs intelligents Gazpar, Linky et Aquarius, et je vous en remercie.

J'étais dans la salle pleine de contestataires, comme Monsieur Jean-François Millepied qui n'était pas du tout sur la même longueur d'ondes que vous, ça se voyait.

Etaient présentes aussi, les victimes de violation de leur domicile pour poser les compteurs, les victimes de sinistres incendie, les victimes d'autres dégâts matériels et puis les victimes de l'électrosensibilité.

Se trouvaient également présents, des habitants inquiets de la santé mentale des politiques et des poseurs de compteurs. Des citoyens inquiets de la santé publique. D'autres inquiets pour leur propre santé et particulièrement celle de leurs enfants. Des insubordonnés de l'éducation populaire. Des désobéissants de l'éducation nationale. Des sentinelles de nos libertés individuelles. Des serviteurs des droits de l'homme. Des adeptes de la démocratie. Des protecteurs de la Constitution. Des élus indociles. Des avocats du droit à l'intimité à l'intérieur de nos maisons. Des rebelles à un mode de consommation obligatoire, imposé par l'Etat. Des réfractaires au gaspillage de l'argent public. Des hostiles au mariage des trafiquants mondiaux de l'énergie avec ceux du numérique et de la sécurité des données. Des imperméables aux objets connectés. Des insoumis au marketing du Consortium des villes intelligentes. Des opposants au courant porteur en ligne et aux ondes électromagnétiques. Des rétifs à l'intensif. Des sourds au transhumanisme. Des allergiques aux puces RFID. Des fermés à la surveillance. Des anciens collaborateurs récalcitrants d'EDF et GRDF à la retraite et pas contents. Des insensibles aux valeurs du libéralisme. Des écologistes et des décroissants dont certains, comme moi, étaient tous ceux-là en même temps.

Autant dire, tout un ramassis d'énervés auquel vous avez répondu calmement, que la pose et les finalités des compteurs étaient parfaitement sous contrôle et nous en même temps. C'était très clair pour vous. Autant dire sans appel. Les carottes étaient cuites. Les compteurs intelligents représentaient une nouvelle puissance moderne inéluctable. Vous nous avez invités fermement à un nouveau départ, connecté à une confiance aveugle et un sens critique inexistant, si je me rappelle bien votre dernière phrase " Ecoutez, en Indre et Loire tous les compteurs sont posés et il n'y a plus de débat " ! ( Et pour cause ...

Autrement dit, les compteurs intelligents sont, comme étaient les essais nucléaires dans l'océan Pacifique, neutres, sans danger, propres et parfaitement maîtrisés autant qu'obligatoires pour les autochtones. C'était ce qu'avait dit le Général de Gaulle qui n'avait pas voulu se rendre en son temps en Polynésie pour le vérifier.

A la fin de cette réunion, il y avait tellement d'électricité dans l'air que nous étions nombreux comme vous à avoir le rouge aux joues, nos désaccords étaient visibles. Pour autant, je dois vous remercier. Grâce à ce débat, je me suis retrouvée au coeur d'une épidémie de liberté. Vous nous poussez à la désobéissance civile pour une raison toute simple, cher Monsieur, comprenez-la : " Il vaut mieux être libre et heureux avec le nécessaire, sans nuire à autrui, qu'esclave et malheureux avec le superflu ". Tous ceux qui étaient présents l'avaient compris.

Comprenez à votre tour, Monsieur le Député, que nous voulons avoir le choix, de vivre ou pas, chaussés de pantoufles connectées. Le concept des villes intelligentes basé sur la production centralisée d'énergies confondues fortement subventionnées, est un gouffre pour toute la société. D'autre part, il n'est pas normal qu'il destine sans états d'âme, une part grandissante de la population à tomber malade et à réinvestir les cavernes des pestiférés.

 

Comment être en même temps, représentant des fournisseurs d'énergie et celui des citoyens contre la consommation forcée ? Je pose la question.

Tous les citoyens dans la salle étaient de bonne foi. Ils n'entendent pas être les pratiquants d'une religion à laquelle plus personne ne croit, sauf les intéressés. Ils n'entendent pas être à la fois, comme vous, les prisonniers et les gardiens de prison.

 

Veuillez accepter, Monsieur Le Médiateur National, l'expression de notre REFUS

au nom de notre Liberté d'opinion.

 

Régine MARY

Et la réponse...

Madame MARY,

Vous trouverez ci-dessous la réponse apportée par Monsieur Jean GAUBERT.

Vous en souhaitant bonne réception.

Meilleurs salutations.

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« Madame,

Merci de votre courrier, adressé au médiateur, alors que je vous ai indiqué être présent à titre principal en tant que président du syndicat départemental d'énergie. Pour autant comme je ne suis pas spécialiste du double langage, ceci a peu d'importance !

J'ai bien lu vos arguments et, contrairement à certains, je les respecte sans en partager l'essentiel.

Ce qui nous différencie c'est que je veux laisser faire le débat et, en ce sens, je n'étais pas venu pour dire ce qu'il faut penser mais pour répondre aux questions que les habitants de Plouha se posent, comme je l'avais fait à Lanvollon il y a quelques mois ! Vous aurez noté que je n'ai pas cherché à faire signer une quelconque pétition pro Linky, alors que les "anti" le proposaient !

Pour ne pas prolonger, et parce que je n'ai pas l'intention de chercher à vous faire changer d'avis, je vous demande simplement de ne pas empêcher ceux qui ne pensent pas comme vous de s'équiper comme ils l'entendent et de ne pas leur suggérer qu'ils seraient de quelconque dévoyés à la solde de je ne sais qui !

Toute opinion est respectable et surtout celle qui nous contredit !

En républicain et donc démocrate que j'ai toujours voulu être je vous salue sincèrement.


Jean Gaubert

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